L’éducation des Enfants et la base de leur formation par Shaykh Ferkous #3

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As salamou 3alaykounna wa rahmatou llah!

Continuons notre lecture de  » l’éducation des enfants et la base de leur formation  » par Shaykh Ferkous.

Partie 1
Partie 2

Habituellement, après avoir atteint l’âge de sept ans, les parents peuvent inculquer à l’enfant les semences de la personnalité islamique et l’adapter aux valeurs de cette personnalité, conformément à ses aptitudes et selon ce qui lui convient, à savoir l’inculcation des fondements des bonnes moralités dans l’âme de leur enfant, tels que la piété, la véracité, la fraternité, la miséricorde, la patience, l’altruisme et le pardon. Il doit être, également, éduqué de manière à respecter les gens et à observer leurs droits, tels que les droits des parents, des proches consanguins, du gouvernant, du voisin, de l’enseignant, des personnes âgées et des amis, tout en lui enseignant les bienséances à observer en public, telles que les bienséances à respecter dans les assemblées, les discussions, les félicitations, les condoléances, l’éternuement, le bâillement et lorsque l’on porte ses vêtements et ses chaussures. On doit lui enseigner, aussi, les bienséances du salut, de la demande de permission, du fait de boire et de manger et lorsque l’on rend visite aux malades et autres.

D’autre part, on doit le mettre en garde contre le fléau du mensonge, des insultes, du vol, de l’effémination, de l’imitation des mécréants, de la déliquescence, de la dissolution morale, de la mixité dépravatrice, de la sodomie, de la fornication et des dommages qui découlent de ces fléaux. Également, on doit le mettre en garde contre le phénomène du tabagisme, des boissons alcooliques, de la drogue et autres types de corruption répandus dans la société et l’avertir des conséquences des péchés que l’on commet.

On doit lui choisir, aussi, la bonne compagnie, pour qu’il en tire les bonnes moralités, les bienséances sublimes et les bonnes habitudes, tout en l’empêchant – notamment à l’âge de distinction et de l’adolescence – de la mauvaise fréquentation et des mauvais amis pour lui éviter les mœurs et les habitudes corrompues.

Parmi les devoirs de l’éducation de l’enfant : être clément et gentil avec lui et se comporter avec souplesse et sans rudesse envers lui, notamment de la part des parents ou ceux qui prennent leur place, tels que le grand-père ou l’oncle, parce que la rudesse en éducation n’engendre que rudesse dans le comportement.

Dans un hadith authentique rapporté par El-Barâ’ Ibn `Âzib رضي الله عنه où il dit : j’ai vu le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم portant sur son épaule El-Hassane Ibn `Ali, et disant : « Seigneur, je l’aime, aime-le aussi » ( Rapporté par El-Boukhâri, chapitre des « Vertus des Compagnons » (hadith 3749), par Mouslim, chapitre des « Vertus des Compagnons » (hadith 6411), par Et-Tirmidhi, chapitre des « Vertus » (hadith 4152), par Ahmad (hadith 19084) et par El-Bayhaqi (hadith 21602), d’après El-Barâ’ Ibn `Âzib رضي الله عنه)
En-Nawawi commenta ce hadith en disant : « Ce hadith prouve qu’il convient d’être doux, clément et bienveillant envers les enfants » ( Voir : Charh Sahîh Mouslim d’En-Nawawi (15/194)).

Aussi, l’enfant a besoin de quelque chose de concret de la part de ses parents pour qu’il puisse sentir l’amour, la tendresse et la compassion qu’ils lui vouent. Ces sentiments peuvent se concrétiser en l’embrassant, en le portant, en le cajolant et en lui caressant la tête et le visage ou le prendre dans leurs bras.

Abou Hourayra رضي الله عنه a dit : El-Aqra` Ibn Hâbis, ayant vu l’Envoyé d’Allah صلَّى الله عليه وسلَّم embrasser El-Hassane Ibn `Ali, dit : « J’ai dix enfants et jamais je n’ai embrassé un d’entre eux ! ». Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم le regarda, puis lui dit : « On ne fera pas miséricorde à celui qui ne fait pas miséricorde »( Rapporté par El-Boukhâri, chapitre de « La bienséance » (hadith 5997), par Mouslim, chapitre des « Vertus » (hadith 6170), par Abou Dâwoûd, chapitre de « La bienséance » (hadith 5220), par Et-Tirmidhi, chapitre du « Bien et du maintien de la relation » (hadith 2035), par Ahmad (hadith 7491) et par El-Houmaydi dans El-Mousnad (hadith 1155), d’après Abou Hourayra رضي الله عنه.)

Il est aussi rapporté dans un hadith authentique qu’un bédouin vint au Prophète d’Allah صلَّى الله عليه وسلَّم et lui dit :
« Vous embrassez les enfants ! Nous ne le faisons pas ». Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit : « Il ne m’appartient pas de mettre la miséricorde dans ton cœur après qu’Allah te l’ait ôtée ».( L’expression : « Il ne m’appartient pas » veut dire : « Je ne peux mettre la miséricorde dans ton cœur après qu’Allah te l’ai ôtée ». Voir : Fat’h El-Bâri d’Ibn Hadjar (10/430).
(14) Rapporté par El-Boukhâri, chapitre de « La bienséance » (hadith 5998), d’après `Â’icha رضي الله عنها.))

Ce qui confirme ce sens, c’est ce qu’El-Boukhâri a rapporté d’après Oussâma Ibn Zayd رضي الله عنهما qui dit :
« Le Messager d’Allah صلَّى الله عليه وسلَّم avait l’habitude de me prendre, me mettre sur l’une de ses cuisses et El-Hassane sur l’autre, puis nous embrassait et disait : « Ô Allah ! Soit Miséricordieux envers eux, car je suis miséricordieux envers eux » » ( Rapporté par El-Boukhâri, chapitre de « La bienséance » (hadith 6003) et par Ahmad (hadith 22491), d’après Oussâma Ibn Zayd رضي الله عنهما.
(16) Rapporté par El-Boukhâri, chapitre des « Aliments » (hadith 5376), par Mouslim, chapitre des « Boissons » (hadith 5388), par Abou Dâwoûd, chapitre des « Aliments » (hadith 3779), par Et-Tirmidhi, chapitre des « Aliments » (hadith 1976), par Ibn Mâdjah, chapitre des « Aliments » (hadith 3391) et par Ahmad (hadith 16769), d’après `Amr Ibn Abi Salama رضي الله عنهما.)

Et parmi les aspects qui manifestent le soin, la compassion et l’amour des parents à l’égard de l’enfant : le fait de lui faire des compliments et le remercier pour ses bonnes actions et pour l’accomplissement de ce qui lui est demandé, et en contrepartie l’avertir si, toutefois, il a mal agit ou a failli à accomplir son devoir.

Ensuite, lui enseigner les bonnes habitudes et manières qui lui manquent, tout comme le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم a montré cette méthode éducative dans le hadith de `Amr Ibn Abi Salama رضي الله عنهما qui a dit : j’étais (pendant mon enfance) sous la tutelle de l’Envoyé d’Allah صلَّى الله عليه وسلَّم. Comme (en mangeant) je mettais la main dans le plat de tous les côtés, il m’a dit : « Garçon, commence en disant Bismil-Lêh (Au Nom d’Allah), sers-toi de ta main droite et mange du côté qui est devant toi » (Rapporté par El-Boukhâri, chapitre des « Aliments » (hadith 5376), par Mouslim, chapitre des « Boissons » (hadith 5388), par Abou Dâwoûd, chapitre des « Aliments » (hadith 3779), par Et-Tirmidhi, chapitre des « Aliments » (hadith 1976), par Ibn Mâdjah, chapitre des « Aliments » (hadith 3391) et par Ahmad (hadith 16769), d’après `Amr Ibn Abi Salama رضي الله عنهما.)

D’une autre part, le traitement des enfants par leurs parents avec cet amour et affection exige d’être équitable envers eux et ne pas donner préférence aux garçons par rapport aux filles et léser la femelle dans son droit de protection, de considération et de bienfaisance. Ce genre de préférence est considéré parmi les habitudes d’El-Djâhiliyya (l’ère préislamique). Ce qui est recommandé plutôt est de considérer justement les garçons et les filles, ainsi que les garçons entre eux ; en ne faisant pas des dons aux uns sans le faire aux autres, ou les filles entre-elles ; autant par l’affection, le traitement, l’amour, le don ou toutes autres considérations, vu ce qu’a dit le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم à El-Bachîr Ibn Sa`d رضي الله عنه, qui favorisa d’un cadeau l’un de ses enfants parmi d’autres :
« As-tu donné à tous tes enfants la même chose que celui-ci ? ». Il répondit négativement. Il dit alors صلَّى الله عليه وسلَّم: « Craignez Allah et soyez juste envers vos enfants »( Rapporté par El-Boukhâri, chapitre des « Dons » (hadith 2587) et par El-Bayhaqi, chapitre des « Dons » (hadith 21351), d’après En-Nou`mâne Ibn Bachîr رضي الله عنهما.)

D’une troisième part, le petit enfant peut se conduire d’une manière qui irritera ou embarrassera les parents, ce qui ne doit pas les rendre durs ou violents envers lui, vu son jeune âge et ses aptitudes intellectuelles qui ne se sont pas encore développées ; mais il doit être traité avec douceur.

En effet, il est rapporté que le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit dans un hadith authentique : « Allah est Doux et Il aime la douceur. Il rétribue pour la douceur ce qu’Il ne rétribue pas pour la violence » ( (18) Rapporté par Mouslim, chapitre du « Bien, du maintien de la relation et des bienséances » (hadith 6766) et par El-Bayhaqi, chapitre des « Témoignages » (hadith 21317), d’après `Â’icha رضي الله عنها.)

Dans un autre récit : « Quiconque est privé de la douceur est, en effet, privé de tout le bien »( Rapporté par Mouslim, chapitre du « Bien, du maintien de la relation et des bienséances » (hadith 6763), par Abou Dâwoûd, chapitre de « La bienséance » (hadith 4811), par Ibn Mâdjah, chapitre de « La bienséance » (hadith 3818) et par Ahmad (hadith 19771), d’après Djarîr Ibn `Abd Allâh رضي الله عنه.)

De ce fait, prendre en considération la méthode de la douceur et du pardon fait de la relation de l’enfant avec ses parents une relation d’amour qu’il ressent en lui-même et grâce à laquelle il s’incline toujours envers eux et écoute leurs conseils et leurs recommandations. Par contre, la violence exercée sur l’enfant durant son enfance engendre la violence de son caractère à l’âge adulte, et la rudesse subie par l’enfant dès son jeune âge fait sa rigidité envers ses parents une fois devenu adulte. Évidemment, cela ne veut pas dire qu’il ne faut absolument pas être sévère envers lui, mais au contraire il est permis de recourir à la sévérité, si toutefois la douceur, l’amadouement, les recommandations et les conseils ne marchent pas avec lui. Cela se fait en lui montrant le mécontentement, le renfrognement du visage, lui manifester l’insatisfaction de sa conduite, élever sa voix sur lui et s’abstenir de lui parler momentanément.

Ceux-là sont tous des aspects de sévérité, et cela peut arriver jusqu’à même le frapper une fois il aurait atteint l’âge de dix ans, mais légèrement. Il est rapporté dans un hadith : « Ordonnez la prière à vos enfants à l’âge de sept ans, frappez-les pour elle à l’âge de dix ans et séparez-les dans leur couche »( Rapporté par Abou Dâwoûd, chapitre de « La prière » (hadiths 495 et 6854), par Ed-Dâraqotni (hadith 899) et par El-Bayhaqi (hadith 3358), d’après `Abd Allâh Ibn `Amr رضي الله عنهما. Ce hadith est jugé authentique par Ibn El-Moulaqqine dans El-Badr El-Mounîr (3/283) et par El-Albâni dans Irwâ’ El-Ghalîl (hadith 247) et l’a jugé Hassane (bon) dans Sahîh El-Djâmi` (hadith 5868).)

Le traitement de l’enfant de cette façon a pour objectif de le sensibiliser, lui faire sentir sa mauvaise conduite ou sa négligence et le pousser à faire ce qui lui est demandé.

Cette graduation dans l’éducation du petit concerne son enfance. Quant à l’adulte, sa réforme et son éducation diffèrent ; si la persuasion, l’admonition et l’orientation sont inutiles avec lui, les parents doivent recourir, alors, à son abandon, du moment qu’il persiste dans son égarement, sa déviation et sa dépravation.
En effet, Ibn `Omar رضي الله عنهما a abandonné son fils jusqu’à ce qu’il décéda, parce qu’il ne s’est pas conformé à un hadith du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم que son père lui avait mentionné, dans lequel le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم a interdit aux hommes d’empêcher les femmes de se rendre aux mosquées( Rapporté par Ahmad dans El-Mousnad (2/36), par l’intermédiaire de Moudjâhid d’après `Abd Allâh Ibn `Omar رضي الله عنهما. Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Ghâyat El-Marâm (hadith 234).

Ceci si le fils n’a pas atteint, par son égarement et sa déviation, le degré de mécréance et d’athéisme, car une fois qu’il aurait dépassé, par sa déviation, ce stade, il sera obligatoire, vu le credo et la croyance, de l’abandonner, de se détourner de lui et de désavouer ses actions jusqu’à ce qu’il se repente et accepte la vérité.

Allah عزَّ وجلَّ dit :
﴿وَنَادَى نُوحٌ رَبَّهُ فَقَالَ رَبِّ إِنَّ ابْنِي مِنْ أَهْلِي وَإِنَّ وَعْدَكَ الْحَقُّ وَأَنْتَ أَحْكَمُ الْحَاكِمِينَ. قَالَ يَا نُوحُ إِنَّهُ لَيْسَ مِنْ أَهْلِكَ إِنَّهُ عَمَلٌ غَيْرُ صَالِحٍ فَلاَ تَسْأَلْنِ مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ إِنِّي أَعِظُكَ أَنْ تَكُونَ مِنَ الْجَاهِلِينَ﴾ [هود: 45-46].
Le sens du verset :
﴾Et Noé invoqua son Seigneur et dit : « Ô mon Seigneur, certes mon fils est de ma famille et Ta promesse est vérité. Tu es le plus juste des juges. Il dit : « Ô Noé, il n’est pas de ta famille car il a commis un acte infâme. Ne me demande pas ce dont tu n’as aucune connaissance. Je t’exhorte afin que tu ne sois pas du nombre des ignorants﴿ [Hoûd : 45-46].

Allah عزَّ وجلَّ dit aussi :
﴿وَإِذِ ابْتَلَى إِبْرَاهِيمَ رَبُّهُ بِكَلِمَاتٍ فَأَتَمَّهُنَّ قَالَ إِنِّي جَاعِلُكَ لِلنَّاسِ إِمَامًا قَالَ وَمِنْ ذُرِّيَّتِي قَالَ لاَ يَنَالُ عَهْدِي الظَّالِمِينَ﴾ [البقرة: 124].
Le sens du verset :
﴾[Et rappelle-toi] quand ton Seigneur eut éprouvé Abraham par certains commandements, et qu’il les eut accomplis, le Seigneur lui dit : « Jevais faire de toi un exemple à suivre pour les gens ». – « Et parmi ma descendance ? » demanda-t-il. – « Mon engagement, dit Allah, ne s’applique pas aux injustes﴿ [El-Baqara (La Vache) : 124].

Sachant que l’abandon du fils par ses parents a un impact important sur son comportement et sur la réforme de sa conduite, vu l’influence qu’ils ont sur lui.

Par Oum Assiya

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